10 octobre 2012

Ethylotest : 4 mois de sursis

Vous étiez désespérément en train de courir les magasins à la recherche d’un éthylotest ? A partir du 1er novembre, vous étiez verbalisable si vous n’aviez pas ce petit appareil à bord de votre véhicule. Ce décret, entré en vigueur le 1er juillet dernier, a été mis en place pour lutter contre l’insécurité routière et notamment l’alcool au volant.

Mais le gouvernement va faire preuve de flexibilité ! En effet, il a été annoncé en début de semaine que la date butoir était reportée au 1er mars 2013, au lieu du 1er novembre précédemment fixé. Quelles sont les véritables raisons de cette décision ?

Une pénurie généralisée …

On l’entend maintenant à la radio depuis plusieurs semaines, voir plusieurs mois : les automobilistes ont toutes les peines du monde à se procurer cet objet devenu obligatoire. En effet, seul un tiers des français serait déjà équipé. On peut donc se demander si les autorités avaient sérieusement réfléchi à ce problème avant de poser la date du 1er novembre comme date légale, c’est-à-dire à partir de laquelle vous étiez verbalisable si vous n’aviez pas d’éthylotest en état d’usage à bord de votre voiture. Equiper 40 millions d’automobilistes en quelques mois n’est forcément pas une mince affaire !

Ainsi, afin de « permettre à l’ensemble des conducteurs de s’équiper dans de bonnes conditions et à un juste prix », le ministère de l’Intérieur a pris le parti de repousser cette date de 4 mois. L’amende prévue en cas d’infraction sera de 11 euros. Cette infraction ne sera cependant pas sujette au retrait de points de permis.

… et une remise en question ?

De plus, le communiqué adressé par Manuel Valls indique vouloir « mettre à profit ce délai pour évaluer l’intérêt du dispositif ». L’intérêt de ce dispositif ? Il paraissait pourtant clair : continuer à faire baisser par tous les moyens le nombre de tués sur les routes. Rappelons qu’en septembre, la mortalité sur les routes a baissé de 3,9% par rapport à l’année dernière.  Les accidents sont liés à des causes multiples, comme l’alcool au volant, et cette mesure fait donc partie intégrante de la lutte globale pour la sécurité sur les routes.

Devant la réaction des journalistes et des automobilistes à l’évocation de « l’intérêt » de ce décret, Frédéric Péchenard, le délégué interministériel à la Sécurité Routière, a rapidement fait taire les suspicions. Le dispositif ne pourra être évalué qu’après 12 ou 18 mois d’utilisation. Il n’est donc en rien remis en cause.

Evitez donc d’attendre le 28 février pour vous équiper ! Vous n’aurez plus d’excuses !

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